Formation et carrière du marquis de Alta Villa

FORMATION ET CARRIERE

Juriste en droit civil, administratif et canon, il devient avocat. Puis il se consacre aux affaires des mines et des fonderies de cuivre. Il reçoit la Croix de Charles III et celle du mérite militaire de seconde classe pour les améliorations techniques proposées et leurs applications militaires lors des évènements de 1871. Il a le grade de Capitaine d'Artillerie.

HOMME DE COUR

 

 

Pendant sept ans au service de la reine Isabelle II (de 1875 à 1882), il est son secrétaire particulier puis son majordome. Au cours de cette période, il s'intéresse à des sujets variés tels que l'amélioration des exploitations agricoles et de la chasse.

 

 

le marquis de Alta Villa a séjourné en France. A la mort de la Maréchale Davout, il acquiert le château de Savigny-sur-Orge (aujourd'hui devenu le Lycée Jean-Baptiste Corot) où il a reçu en 1869, Isabelle II en exil.

Il fréquente également l'Hôtel Basilewski rebaptisé Palais de Castille, situé avenue Kléber, propriété de la reine et point de ralliement de la colonie espagnole à Paris.

 

Avec la restauration des Bourbons en 1876, Isabelle II rentre en Espagne et s'installe à l'Alcazar de Séville. Don Ramiro est promu Grand-Maître de la Maison Royale au titre de marquis de Alta Villa.(voir la page titre et blason). A la demande de son fils, le roi Alphonse XII,  et jusqu'à la fin de sa vie, la reine ne fera plus que de brefs séjours en Espagne pour préserver la stabilité du pays.

MUSICIEN, MUSICOLOGUE ET HOMME DE LETTRES

 

Il montre des talents précoces pour la musique qu'il perfectionne à Paris avec de grands maîtres comme le compositeur italien Giovanni Lucantoni. Il apprend le chant avec la célèbre prima donna Anna de Lagrange (ou de la Grange) (1824-1905) et Madame Ferrari.

En Espagne, lorque les circonstances politiques lui rendent sa liberté, il entre au Conservatoire comme professeur puis crée une académie de chant à son domicile, paseo de recoletos,  où il enseigne gratuitement pendant douze ans. Sur ordre du Ministère, il visite les Conservatoires de Paris et de Bruxelles afin de proposer un plan de réforme pour le Conservatoire de Madrid. Ses travaux lui ouvrent les portes de l'Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando (Madrid) où il est élu académicien "de numero" en 1901. Le 22 décembre 1901, il lit son discours de réception publique : "La musique de chant, intime ou de salon, son influence sur la culture générale du pays. Réponse du Senor Don Amos Salvador."

On lui doit "Metodo de Canto" ainsi que nombreux travaux sur la musique pour chant intime ou de salon, son domaine de prédilection.

En 1890, il devient sociétaire (socio de numero) de l'Athénée Scientifique, artistique et littéraire de Madrid (Ateneo de Madrid) sous le numéro 5475. L'Athénée de Madrid est une institution culturelle privée créée en 1820 par Juan Manuel de los Rios qui tint ses réunions au Palais d'Abrantès, à Londres (au retour et jusqu'à la mort du roi Ferdinand VII) et, depuis 1884 au 21, Paseo del Prado, dans un bâtiment inauguré par Antonio Canovas del Castillo (1828-1897, historien et homme politique).

JOURNALISTE ET EDITEUR DE JOURNAL

La liste des journaux dans lesquels il est collaborateur, rédacteur, critique littéraire ou musical, corresponsable ou directeur est impressionnante.

En France, il est corresponsable du

  • Gil Blas et de
  • la Chasse illustrée

 

  • En Espagne, il collabore aux quotidiens madrilènes :
  • El Liberal
  • El Heraldo de Madrid
  • El Resumen
  • El Parlamento
  • La Ilustracion Espanola
  • El Dia
  • La Corespondencia de Espana
  • Blanco et Negro
  • En 1894, il fonde l'heddomadaire illustré El Cardo (le chardon) à Madrid qui prend le nom de Arte et Sports en 1903.

HOMME DE SPORTS

 

 

 

 Habitué notamment de chez l'armurier parisien, Gastinne Renette,  le marquis de Alta Villa connaît une véritable renommée dans le domaine des armes à feu et obtient trois années consécutives le Grand Prix International de Paris. Il est le meilleur tireur au pistolet de Paris.

Classé parmi les meilleurs escrimeurs, élève de Monsieur Manniez en France, il a un jeu très nerveux et très vigoureux et est très rapide. On lui reproche simplement d'attaquer souvent en marchant.

En 1893, il écrit la préface d'un traité d'escrime " El Arte de la Esgrima" de Claude Léon Broutin (1859-1926).

 

 

 

 

 

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